Pourquoi ouvrir un plan d’épargne retraite ?

On le sait, la star des produits d’épargne en France est l’assurance vie qui est le support préféré des français, permettant de bénéficier d’avantages fiscaux significatifs pour une période de blocage de 8 années. La loi PACTE votée en 2018 a prévu de modernisé les dispositifs d’épargne pour la retraite pour les rendre plus lisibles, plus faciles à comprendre et plus intégrés, en offrant de nouvelles perspectives aux épargnants afin de flécher l’épargne également vers ces supports. L’idée sous-jacente est clairement d’inciter nos compatriotes à se constituer un pécule de capitalisation pour leurs vieux jours, dans la mesure ou le système de retraite par répartition, qui est la base en France, montre des signes d’essoufflement.

Pour cela, un peu de pédagogie est nécessaire car les nouveaux dispositifs changent de nom et quelques règles changent notamment en matière de fiscalité. Ce n’est pas une révolution, mais une avancée significative, qui mérite que les épargnants s’y penchent pour en tirer les avantages.

La nouvelle identité du PER, Plan pour la Retraite

le Plan pour la retraite consiste en une enveloppe fiscale et sociale spécifique destinée à flécher une partie de l’épargne des français vers la capitalisation pour leur retraite. Transformé en capital ou en rente viagère, cette épargne viendra compléter les rentes du régime général et des régimes complémentaires par répartition, de type ARRCO et AGIRC. Les plans retraite sont relancés par la loi PACTE de 2018, avec de nouveaux contours et un dispositif plus simple qui se découpe en 3 compartiments : Le premier est le PERIN, plan individuel, ouvert à tous quelle que soit la situation professionnelle. Il vient remplacer le PERP et le “Madelin”. Deuxième compartiment, le PERECO, plan collectif lié à l’entreprise, qui vient remplacer le PERCO. Le dernier compartiment est le PERO, plan obligatoire, qui vient en lieu et place de l’Article 83, plan financé par les employeurs pour tous leurs salariés ou pour une catégorie objective de leurs salariés.

Chacun de ces compartiments connait des conditions sociales et fiscales spécifiques, avec notamment un plafond de placement exonéré d’impôt. Les sommes épargnés sont placés dans un organisme bancaire ou assurantiel, sur des fonds communs de placement, des fonds euros ou des fonds en unités de compte.

Il est possible de disposer d’un ou de plusieurs plans, sans limite, si ce n’est celle du plafond d’exonération fiscale annuelle au titre des plans pour la retraite. Cliquez ici pour en savoir plus.

Comment fonctionne le nouveau système de plans retraite

L’épargnant bénéficie de beaucoup de souplesse pour organiser son épargne. Il peut choisir parmi différents types de placements : des fonds en euros au capital garanti, les fonds en unité de comptes, ou bien des FCP tels qu’on les connait en épargne salariale par exemple. L’épargnant peut placer son épargne par des versements libres au moment où il le souhaite, ou en programmant ses placements automatiquement, chaque mois ou chaque trimestre par exemple. Le plan peut aussi placer sa participation, son intéressement ou l’abondement de son entreprise, pour ceux qui en bénéficient. Pour les épargnants qui avaient déjà souscrit un PERP ou un compte PREFON ou COREM. Selon leur origine, les montants seront affectés au compartiment dont ils relèvent : les sommes qui proviennent d’un plan individuel seront intégrés au PERIN, les sommes issues de plans collectifs type PERCO ou CET rejoindront le PERECO.

Le nouveau PER continue d’afficher une certaine complexité, mais il a l’avantage de rassembler dans un seul cadre tous les dispositifs existants de l’épargne retraite.

Quel mode de pilotage et quelle fiscalité ?

Tous les français n’ont pas forcément la compétence et le goût de gérer les aspects financiers des placements qu’ils choisissent de faire. Ce qui est remarquable avec les nouveaux plans retraite, c’est la mise en place d’une gestion pilotée systématiquement proposée aux épargnants : cela permet à ceux qui le souhaitent de diversifier les supports et le risque pris en fonction de leur âge : des placements plus risqués lorsqu’ils sont encore jeunes, puis un panachage de plus en plus sécurisé au fur et à mesure que l’âge de la retraite approche. Bien évidemment, ceux qui souhaitent conserver la gestion libre de leur épargne peuvent le faire. Quoi qu’il en soit, la fiscalité de ces dispositifs reste toujours très avantageuse.