Comment devenir auxiliaire de puériculture en France ?

Le métier d’auxiliaire de puériculture demande beaucoup de responsabilités et de rigueur, car s’occuper d’un enfant nécessite une grande attention en raison de sa fragilité. C’est pourquoi cette profession exige certaines qualifications, qualités et compétences sur le territoire français. 

Suivre une formation et un stage d’auxiliaire de puériculture

Occupée en majeur partie par des femmes, cette profession consiste à accompagner les apprentissages des nourrissons ainsi que de jeunes enfants jusqu’à 3 ans. Elle veille aussi à assurer l’hygiène et le confort de ces enfants. Toutefois, cette profession n’est pas habilitée pour donner des soins médicaux. À la maternité, l’individu s’occupe des soins complets et de l’hygiène des nouveau-nés. Tandis qu’à la halte-garderie, ce sont les activités éducatives qu’il assure. Dans les crèches, cette personne change et nourrit les petits tout en les éveillant à diverses activités, entre autres, les jeux, les chansons ou encore les dessins. Elle peut les apprendre à marcher ou à parler. À certains moments, l’auxiliaire de puériculture doit même consoler les enfants et leur apporter beaucoup d’affections. Les responsabilités des auxiliaires de puériculture sont grandes. C’est la raison pour laquelle une formation dans le métier est exigée en France. Celle-ci offre des cours théoriques sur “Comment accompagner un enfant dans les activités d’éveil et dans la vie quotidienne ?” Elle apprend aussi à la personne la manière de bien prendre soin de l’enfant, de communiquer avec lui, de s’occuper de son hygiène, d’organiser le travail, etc. Puis, cette formation doit être suivie d’un stage d’au moins un mois. À la fin de ce cursus, la future auxiliaire en puériculture doit être apte à prendre son poste. Toutefois, la formation doit être validée par un diplôme.

Posséder un diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture ou DEAP

Pour devenir auxiliaire auxiliaire de puériculture sur le territoire français après la 3e, il est obligatoire de décrocher le DEAP ou le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture. Il faut savoir que divers établissements publics et privés, qui sont agréés par la région et dispensant d’un programme unique, organisent des concours pour préparer ce diplôme. Celui-ci est attribué à l’étudiant suite à une série de tests en fin d’année. À titre d’information, il est envisageable d’obtenir ce diplôme sans avoir suivi des études spécifiques. L’unique condition pour passer ce concours est d’avoir 17 ans et plus et d’avoir suivi une formation validée par un stage. Pour bénéficier d’une formation gratuite dans les lycées, il faut être scolarisé au moment du concours ou au moins déscolarisé depuis moins d’un an. À part cela, les centres hospitaliers universitaires proposent aussi des formations d’auxiliaires. En ayant le bac, l’étudiant peut dispenser d’une épreuve d’admissibilité, entre autres, un CAP d’accompagnant éducatif petit enfance ou AEPE. Avec ces diplômes, la future auxiliaire de puériculture bénéficie d’une procédure de sélection spécifique au concours. Par la suite, elle peut évoluer dans le métier d’éducateur ou encore d’infirmier.

Développer certaines qualités et compétences pour bien s’occuper d’un enfant

Pour exercer cette profession, le simple fait d’aimer les enfants n’est pas suffisant, même si c’est l’une des qualités les plus recherchées. Il faut aussi les aider à grandir et à se développer tout en faisant très attention, car les enfants sont des êtres fragiles. Son rôle se rapproche donc des éducateurs dans une école maternelle. De ce fait, en plus des connaissances acquises durant la formation, une auxiliaire de puériculture doit faire preuve de rigueur, d’imagination, mais aussi d’esprit d’initiative. À part cela, elle doit avoir un bon sens de la communication avec les enfants comme avec les parents : une bonne écoute, un accueil chaleureux, un caractère rassurant… La bienveillance est aussi une qualité essentielle. L’auxiliaire doit savoir respecter et considérer l’enfant. En outre, elle doit être disponible, car les horaires de travail sont parfois contraignants.

Après les études, où exercer ce métier de la petite enfance ?

Le domaine d’exercice d’une auxiliaire de puériculture est large. Elle peut travailler dans un hôpital ou une maternité. Dans ces établissements, elle peut s’occuper des soins courants des nouveau-nés et de l’entretien de la chambre de l’enfant. Elle est aussi en mesure d’aider les infirmiers pendant les soins. L’auxiliaire peut également exercer dans les structures d accueil comme un centre de protection maternelle et infantile. Ici, elle a pour rôle de recevoir en premier lieu les parents qui viennent d’avoir un enfant. Dans la salle d’attente, elle observe les enfants tout en détectant les éventuelles anomalies dans leur comportement. Ainsi, elle peut en informer le médecin avant la consultation. Parfois, les visites à domicile des jeunes parents lui sont attribuées pour qu’elle puisse conseiller ces derniers sur leur rôle éducatif. En outre, à la garderie, l’auxiliaire de puériculture a pour missions d’organiser la journée de l’enfant tout en veillant à suivre son rythme et ses besoins. Elle doit également veiller à son alimentation et son hygiène tout en organisant des activités d’éveil.